Aïkido35

La pratique


Pouvez-vous pratiquer l'aïkido ?

O Sensei MORIHEI UESHIBA (Fondateur de l'aïkido) disait qu'une personne capable de pousser 3 kilos pouvait facilement pratiquer l'aïkido. Lui-même a pratiqué jusqu'au dernier jour de sa vie, âgé alors de 86 ans et l'efficacité de ses techniques était toujours aussi redoutable.
En effet, l'extraordinaire raffinement des techniques d'aïkido consiste à utiliser son corps d'une manière différente car une technique parfaite et efficace se fait sans recours à la force musculaire. Il n'y a donc aucune condition physique particulière, ni aucune préparation physique préalable requises, pour pratiquer cette discipline qui est basée sur l'utilisation de la force de l'adversaire. Il suffit d'être en bonne santé et d'obtenir un certificat médical de non contre-indication à la pratique de l'aïkido (pièce à fournir lors de l'inscription).
Tout au long de l'année chaque pratiquant évolue à son rythme, en fonction de ses disponibilités et en adaptant la pratique à sa physionomie, à sa morphologie. Les seuls objectifs étant ceux que chacun se fixe, la vitesse de votre progression ne sera que le reflet de votre investissement et de votre motivation. Permettant à chacun un épanouissement personnel, l'aïkido est accessible et utile à tous, quelques soient ses capacités, son sexe ou son âge, qui celui-ci n'est pas synonyme de régression.


Quand commencer ?
Etant une discipline martiale orientale, l'aïkido ne fonctionne pas avec les repères dont nous avons l'habitude, c'est d'ailleurs tout ce qui en fait son intérêt et sa valeur.
Il n'y a pas de cours qui seraient spécifiquement établis pour le début ou la fin de saison, ou qui seraient orientés exclusivement vers les anciens ou nouveaux élèves. L'enseignement du professeur, est en permanence à la fois dirigé vers les plus aguerris et les moins expérimentés. Chacun va à tout moment apprendre des cours, en fonction de ce que va lui permettre de percevoir sa propre pratique et son expérience personnelle.
De fait, les inscriptions sont donc possibles tout au long de l'année et votre venue ne gênera en rien le déroulement des cours. De plus comme nous allons l'expliquer dans le paragraphe suivant, dès votre arrivée vous serez toujours accueilli, encadré et aidé par les anciens et cela à n'importe quel moment. Alors, oubliez les idées reçues et n'hésitez pas à venir à tout moment dans l'année pour commencer votre pratique !


Est-ce qu'il y a des cours de niveaux ?
La réponse a déjà été à moitié apportée dans le paragraphe précédent. Puisque l'enseignement est à la fois en permanence orienté vers les débutants et les anciens, on comprend logiquement que les cours de niveaux sont inappropriés donc inconcevables. Cette question amène également à expliquer la relation dans le dojo (lieu où l'on étudie la voie), entre les moins anciens ou débutants (kohaï) et les plus anciens (sempaï). Chaque élève est donc à la fois le kohaï de quelqu'un et le sempaï d'un autre.
Les débutants sont souvent étonnés de voir qu'ils se trouvent dès le premier cours au milieu des plus confirmés. Mais la philosophie orientale nous apprend que c'est la différence de potentiel qui crée la vie. En effet, imaginez deux élèves travaillant toujours ensemble, au fil du temps ils finiront par tellement bien se connaître, qu'ils ne pourront plus évoluer. Tout sera devenu prévisible et connu, sans la moindre occasion de se remettre en question en se confrontant à de nouvelles difficultés.
Le rôle du plus ancien, même de quelques mois, est donc d'inviter le nouvel arrivant pour lui donner rapidement à l'aide de bons repères, les moyens d'assimiler correctement toutes les bases de la pratique. Si l'avantage pour le débutant est certain, il en est de même pour le plus ancien car si deux débutants ensemble auront peu de chance de progresser, deux anciens ensemble auront peu de chance d'évoluer.
Une des principales richesses de l'aïkido est donc la diversité de ses pratiquants, évoluant tous ensemble au sein des mêmes cours.


Auteur : Gaël Smith, professeur du dojo de Nantes
Soto Deshi d'Alain Peyrache.


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